7 idées reçues sur le handicap psychique

Longtemps associé à la folie, le handicap psychique, ou maladie mentale, provoque bien souvent une peur irraisonnée. A tort ! Comme tous les autres handicaps, le handicap psychique présente des formes multiples et devient tout à fait vivable avec un accompagnement adapté.

handicap-psychique-cognitifIdée reçue n°1 : Le handicap psychique ne me concerne pas.

Malheureusement, aucune famille n’est à l’abri d’un problème de santé psychique : dépression, anxiétés, addiction, schizophrénie, anorexie… L’OMS estime que ces troubles touchent une personne sur quatre et que les maladies psychiques seront la première cause mondiale de handicap dès 2020.

Idée reçue n°2 : Handicap mental et handicap psychique, c’est la même chose.

Même si les conséquences de ces deux formes de handicaps se ressemblent parfois, il est important de les différencier.
Le handicap mental est la conséquence d’une déficience intellectuelle qui affecte les capacités d‘’apprentissage, de réflexion et de conceptualisation. Le handicap psychique, quant à lui, est la conséquence de troubles psychiques invalidants tels que la schizophrénie, les troubles dépressifs graves, les troubles bipolaires, les troubles anxieux et troubles de la personnalité. On parle parfois de « maladie mentale », ce qui augmente encore le risque de confusion. Mais le handicap psychique n’affecte pas les capacités intellectuelles. Il les rend simplement difficiles à mobiliser dans certaines circonstances et selon l’état émotionnel de la personne.

Idée reçue n°3 : Les personnes qui vivent avec un handicap psychique ne peuvent pas travailler.

Une des premières difficultés que rencontrent les personnes touchées par un handicap psychique est de garder leur emploi. Le taux de chômage des personnes reconnues travailleurs handicapés est le double de celui de la population générale. Pourtant, avec un accompagnement personnalisé (aménagement du rythme de travail et de l’environnement), elles sont tout à fait capables de travailler et d’apporter leurs compétences. Le travail peut même être un très bon moyen de prévention contre l’aggravation des troubles.

Idée reçue n°4 : Quand on a un handicap psychique, c’est pour la vie, on ne peut pas en guérir.

Les études montrent que la plupart des personnes qui ont des pathologies psychiatriques s’améliorent, voire se rétablissent complètement. Elles retrouvent alors leur pleine participation à la vie familiale, sociale et professionnelle, même si quelques symptômes persistent parfois.

Solitude d'une personne assise sur un quaiIdée reçue n°5 : La seule façon de traiter les personnes handicapées psychiques, c’est de les interner ou leur donner des médicaments.

La grande majorité des patients en psychiatrie sont suivis en ambulatoire et ne sont jamais hospitalisés. Les psychothérapies, thérapies corporelles, parcours de réhabilitation sociale, groupes de parole… représentent aujourd’hui des alternatives fréquentes aux traitements médicamenteux et à l’hospitalisation.

Idée reçue n°6 : Les schizophrènes sont dangereux et violents. Ils tuent souvent des gens.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : moins de 1% des crimes sont commis par des personnes ayant des troubles psychiatriques graves. Il n’existe donc aucune corrélation entre maladie psychique et passage à l’acte.

Idée reçue n°7 : Il n’existe pas de mesures efficaces pour l’accessibilité aux personnes ayant un handicap psychique.

L’angoisse étant une des manifestations les plus communes du handicap psychique, tout ce qui contribue à créer un environnement rassurant est bienvenu. On peut citer :

  • Un personnel formé à l’accueil de personnes handicapées, patient et respectueux ;
  • Une signalétique simplifiée et imagée : utilisation de mots simples, couleurs, symboles et pictogrammes ;
  • des revêtements de sol contrastés visuellement ou des bandes de guidage pour repérer les principaux cheminements ;
  • Une acoustique sécurisante avec des revêtements absorbants limitant la propagation du bruit.

Guides de l'accessibilité

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