4 recommandations pour adapter votre signalétique en braille

Comment utiliser le braille pour l’accessibilité des ERP ? A l’occasion de la Journée Mondiale du Braille du 4 janvier, voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce mystérieux système d’écriture pour les aveugles.

Journée internationale du braille

Le braille reste en 2016 le meilleur moyen pour les aveugles de lire

Inventée il y a environ 2 siècles par Louis Braille, devenu aveugle dès l’âge de 3 ans, l’écriture qui porte son nom reste en 2016 le meilleur moyen pour les aveugles de lire. Le braille est utile à toute personne qui ne voit pas suffisamment pour accéder à l’information visuelle. A l’occasion de la Journée Mondiale Du Braille, l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) lance dans un communiqué de presse un appel pour que l’enseignement du braille et les investissements dans le domaine restent une priorité. Cette organisation internationale représente les quelques 285 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le Monde.

En France, malgré la généralisation de l’informatique et des systèmes audio, l’ensemble des écoles spécialisées pour enfants déficients visuels et centres de rééducation pour adultes ayant perdu la vue mettent fortement l’accent sur l’enseignement du braille. Ainsi, si les personnes qui lisent couramment le braille littéraire ne sont que 10% parmi les aveugles, elles sont en revanche infiniment plus nombreuses à pouvoir lire quelques mots sur un emballage alimentaire, une boite de médicaments, une plaque de porte ou un bouton d’ascenseur.

La CFPSAA* parle de « braille utile » !

 

Le braille est une écriture en relief basée sur une cellule de 6 points (2 colonnes de 3 points). A l’origine, on créait ces points en relief en poinçonnant la face arrière d’une feuille de papier. Aujourd’hui, on peut les obtenir grâce à de nombreux procédés et dans bien des matériaux.

L’association de ces points selon un ordre précis permet de former 64 combinaisons correspondant aux lettres de l’alphabet, aux chiffres, aux signes de ponctuation… en bref, tout ce qu’il faut pour écrire un texte.

 

Quelles précautions prendre pour une signalétique braille utile et efficace ?

On a souvent tendance à associer le braille à l’accessibilité pour les aveugles. Mais son usage doit répondre à des règles bien précises. Dans certains cas, une information sonore sera largement préférable. Le référentiel AFNOR BP P 96-104 «  Accessibilité aux personnes handicapées – Signalétique de repérage et d’orientation dans les établissements recevant du public » détaille toutes les recommandations pour faire les bons choix. Voici déjà les quelques principes de base à respecter.

 

1- Le braille doit être à portée de main.

Une personne aveugle ou malvoyante ne cherche pas l’information au même endroit qu’une personne qui voit bien. A moins de prévoir une échelle et une bande de guidage ou une balise sonore pour la repérer, inutile donc d’aller mettre une indication en braille sur une pancarte suspendue ou une plaque de nom de rue !

En revanche, le braille a toute son utilité sur un bouton d’ascenseur ou d’interphone, une plaque de porte ou une main courante. Parce que tous ces objets sont facilement accessibles au toucher.

L’information en braille permet alors à toute personne aveugle ou malvoyante de choisir son étage ou confirmer sa destination.

 

braille sur un plan multisensoriel d'orientation2- L’emplacement du braille doit être cohérent dans tout le bâtiment.

Contrairement à la vue qui permet d’avoir une vision globale de son environnement, le sens du toucher ne permet d’explorer qu’une toute petite zone à la fois. Pour éviter aux personnes aveugles d’avoir à ramer le long des murs à la recherche d’une hypothétique inscription, l’information en braille doit être positionnée de manière très systématique et cohérente dans l’ensemble du bâtiment.

Par exemple, les plaques de portes devront toutes être situées à la même hauteur (entre 1,40 et 1,60m), soit au milieu de la porte, soit sur le mur côté poignée.

De même, si on décide d’indiquer les numéros d’étages sur les mains courantes, l’emplacement de l’étiquette ou du manchon devra partout être identique.

Et surtout, il faudra le faire savoir largement pour que le personnel soit au courant et informe à son tour les visiteurs.

 

3- Pas de texte superflu !

La lecture du braille demande de la concentration, particulièrement en situation de déplacement. La vitesse de lecture varie aussi beaucoup d’une personne à l’autre. Mieux vaut donc se limiter aux informations essentielles !

Ceci représente aussi un intérêt technique. En effet, l’encombrement du braille est similaire à celui d’une police Arial de taille 48. Le texte en braille demande donc vite beaucoup d’espace.

Attention tout de même à ne pas utiliser des abréviations qui ne parleront à personne sous prétexte de gagner de la place…

 

4- Bien respecter les dimensions !

Je vous vois venir… Vous vous dites peut-être justement que, pour gagner de la place, pourquoi ne pas réduire la taille du braille ? Eh bien non, ça ne fonctionne pas. La taille de la cellule braille est strictement réglementée. La disposition et l’écartement des points en relief sont définis de telle manière qu’une lettre braille soit directement lisible sous le bout du doigt et qu’on puisse en sentir tous les contours sans avoir de capacités tactiles surnaturelles.

Ainsi, une lettre braille doit toujours s’inscrire dans un rectangle virtuel de 6,8 mm de haut et 4,2 mm de large.

 

Vous avez un projet de mise en accessibilité de votre signalétique ? Notre bureau d’études vous conseillera sur l’implantation des différents dispositifs et vous fera profiter de notre toute nouvelle gamme conforme aux normes en vigueur. Contactez-nous

 

*Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes : association représentant les personnes aveugles et malvoyantes au niveau national

 

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